mardi 22 février 2011

Histoire de portables et autres technologies.

J'avais dit que je reviendrais dessus, je vais donc causer un peu de mon petit portable chéri, et des autres.

J'ai déjà expérimenté le Japon lors de deux voyages de quelques semaines chacun, et j'en suis revenue avec au moins une certitude : les Japonais ne peuvent pas se passer de leur portable. Ils ont pour ainsi dire constamment leur nez dessus. C'est particulièrement visible dans le train, mais le cadet de ma famille d'accueil passe également ses soirées rivé sur son précieux compagnon électronique. Parce que le portable japonais sert pratiquement à tout. Il fait notamment office de télé portable et permet de naviguer sur internet, entre autres. Alors bien sûr, évidemment, certes, les nouveaux super-tip-top smartphones en sont arrivés à ce niveau, voire ont carrément dépassé la capacité des portables japonais classiques. Lorsque l'iPhone est arrivé sur le marché japonais, il est devenu, contre toute attente, la poule aux oeufs d'or de l'opérateur Softbank. D'ailleurs, depuis, d'autres smartphones "étrangers" ont également profité de l'ouverture du marché. En ce moment, les pubs pour le système pour smartphones appelé "Android" et géré par Google fleurissent littéralement dans le train, dans les magazines et à la télévision. Forcément, ils ont choisi le boysband Arashi pour faire la promo de l'objet, et c'est juste le groupe le plus populaire du moment !
Il semblerait en tout cas que le marché des portables japonais plus "classiques" soit plutôt menacé par ces grosses bêtes-là.


Moi, à vrai dire, les smartphones ne m'intéressent pas vraiment, pas plus que l'iPad ou tout autre gadget électronique incroyable qu'on peut trouver ici. ou même en France. Personnellement, je ne leur trouve guère d'intérêt, car j'estime ne pas en avoir besoin, même s'ils peuvent sûrement s'avérer pratiques dans certaines situations. Je vois certaines de mes amies japonaises se déplacer en ville avec le GPS de leur iPhone, mais j'aime à penser que je n'ai pas besoin de ce genre d'outil pour me repérer dans l'espace. Je préfère ne pas être dépendante de ça.

Mon petit portable est un cas un peu à part dans l'offre infinie du marché japonais. Je ne me suis pas amusée à acheter un "vrai" keitai tout plein de bidules avec la télé, dans le cadre d'un abonnement obligatoire à un prix faramineux. Oui parce que c'est bien beau, mais les portables au Japon, c'est littéralement ruineux. Non, j'ai choisi la solution de l'expat' qui ne reste pas très longtemps non plus et qui ne veut pas se prendre la tête, c'est-à-dire le "prepaid phone". Il s'agit tout bonnement d'un téléphone à carte rechargeable comme mon brave SFR La carte que j'ai en France, et qui s'avère être bien pratique et beaucoup moins coûteux. En fait, les portables de ce type sont très rarement utilisés par les Japonais ; ils ont la réputation d'être utilisés presque exclusivement par les étrangers. Il y a eu plusieurs opérateurs qui ont proposé ce type d'offre, mais aujourd'hui, aux dernières nouvelles, il ne reste que Softbank qui propose des prepaid. Le principe est simple : il faut d'abord se procurer le téléphone (généralement dans une grande boutique Softbank, les plus petites n'en ayant souvent jamais un seul en stock...) et faire activer la carte à l'intérieur (à la boutique également). Il n'y a pas beaucoup de modèles disponibles, et selon les magasins le stock peut être plus ou moins réduit. Dans l'ensemble ce sont des portables "basiques" pour les Japonais, c'est-à-dire "appels/mails/petits gadgets plus ou moins utiles", mais on peut quand même regarder la télé sur certains. Ensuite, on choisit une recharge de 3000 ou de 5000 yen pour deux mois. Il est très très pratique de souscrire aussi à l'offre "mails illimités" valable aussi deux mois pour 300 minuscules yen de plus. Au Japon, les communications coûtent assez cher, alors on communique souvent bien plus par mail. J'ai constaté qu'effectivement c'était bien pratique ! En plus, grâce au système de mails sur portable, on a beau avoir une adresse mail chez l'opérateur téléphonique, ça n'empêche pas d'envoyer des mails de PC, partout dans le monde ! Et bien évidemment la réception d'un e-mail provenant d'un PC ne pose pas de problème non plus. Je bénis ce système !


Petit bonus dans mon précieux appareil, j'ai le droit à divers petits jeux, un petit dico sommaire anglais/japonais, et à un interprète japonais-anglais/chinois/coréen dans toutes les situations types de voyage ! Bon ben ça peut éventuellement servir si je voyage dans le coin...=D

Voilà, si ce petit billet peut servir aux gens qui se poseraient des questions sur le fameux "prepaid phone"...personnellement je le trouve très pratique et largement suffisant pour pouvoir communiquer comme tout le monde dans ce pays, mais à largement moins cher ^o^

mardi 15 février 2011

Le jour des coeurs roses.

Voilà, hier c'était donc la St Valentin. Je suis partie en mission d'exploration de la société japonaise en ce jour particulier, et j'ai été servie, c'est le moins qu'on puisse dire !

Revenons d'abord en arrière. Il faut savoir que la St Valentin se prépare en avance, parfois même très très en avance. La photo ci-dessous a été prise dans un centre commercial le 29 décembre précisément...


Ici c'est un formidable business, pire qu'en France, et surtout très différent dans la façon de faire. Pour ceux qui ne sauraient pas bien comment ça se passe ici, ce sont les filles qui offrent quelque chose aux garçons le 14 février. Rien de la part de ces derniers donc, ils se contentent de recevoir !
Alors pour ce qui est de "quoi offrir", les femmes de ce pays ont l'embarras du choix. Des tablettes de chocolat, truffes et autres confections toutes prêtes d'ici ou importées d'Europe, jusqu'au matériel indispensable pour réussir des chocolats ou des gâteaux faits maison. A cette période de l'année, les produits importés foisonnent, et les boîtes de préparation pour gâteaux remplissent des rayons entiers. Ayant eu moi-même maintes fois l'occasion de farfouiller dans les "Valentine Corner" de divers magasins, il y a vraiment un choix impressionnant. Cela explique peut-être que de plus en plus de filles n'ayant pas de copain (ou peut-être tout simplement pas envie d'offrir du chocolat à quiconque !) s'achètent du chocolat pour elles-mêmes. Après tout, si c'est le seul moment de l'année où l'on peut laisser libre cours à sa gourmandise, elles ont tout à fait raison ! Il est vrai que le reste de l'année le choix en gourmandises de ce genre est bien plus limité...


Il existe théoriquement deux types de chocolats de la St Valentin : le giri-choco, le "chocolat de politesse", qu'on va offrir par exemple aux garçons du même club que soi au lycée, ou bien à ses collègues masculins au travail, selon l'âge que l'on a bien sûr. Il n'a aucun sens "amoureux", et les femmes peuvent même se sentir plus ou moins "obligées" d'en offrir chaque année à leurs collègues. C'est presque une règle sociale. Mon amie Maki, la dernière fois qu'on s'est vues, a acheté des petits chocolats pour chacun de ses collègues masculins de la pâtisserie où elle travaille. Elle leur a probablement offert hier.




Et puis bien sûr, il y a le honmei-choco, le "chocolat messager" que l'on va offrir à une personne bien particulière...ça peut être destiné à faire comprendre ses sentiments à un garçon de sa classe (tactique très utilisées chez les lycéennes, on dirait !) ou encore pour montrer tout simplement ses sentiments à son copain.
D'après mes amies japonaises, il y a aussi de plus en plus de filles qui confectionnent des chocolats pour leurs amies également. On pourrait appeler ça des "yuujin-choco" ? Je ne sais pas si ça a un nom hihi.


Voilà, en gros, le principe. Et c'est fascinant de se promener un jour de St Valentin à Tokyo. Déjà dans le train, timing parfait, des collégiens (lycéens ?) rentraient chez eux. Un groupe de quatre garçons riaient de manière particulièrement excitée, et j'ai vite compris pourquoi. Deux d'entre eux avaient reçu des chocolats ! Celui qui était assis juste à côté de moi plongeait régulièrement sa main dans un sachet rempli de chocolats et se régalait ouvertement devant ses amis. Il a fini par partager avec eux en disant "Faites gaffe quand même, y'en a qui sont amers" (ah les garçons...). L'autre voulait cacher à tout prix le petit sac contenant les chocolats qu'il avait reçu. Il y avait probablement un petit message écrit dessus huhu. Les autres lui disaient donc "C'est sûr que c'est du honmei-choco" ou bien "C'est écrit "Je t'aime", c'est ça ?!". Je me demande comment ça a évolué aujourd'hui cette histoire~




Arrivée à Ikebukuro, dans un immense centre commercial, grand mouvement de foule au sous-sol : rayon des pâtisseries/chocolats bondé !! Godiva, Hermé, et tous les autres grands chocolatiers basés à Tokyo faisaient leurs grandes promos de la St Valentin, et jusqu'à 18h seulement. Alors forcément, les retardataires se pressaient pour faire la queue. Il y avait effectivement des pâtisseries mignonnes, mais chères aussi. J'avais faim et envie de chocolat, mais j'ai passé mon tour sur les grandes marques. Et puis les gâteaux roses en forme de coeur, ça m'énerve xD.

Moi à la base, j'étais venue tout autant pour observer la frénésie de la St Valentin que pour tenter d'acheter quelques chocos que j'avais repérés avant (oui, autant en profiter ! ). Il y en avait hélas un que je n'ai trouvé nulle part. Je me suis consolée en achetant deux sachets pour chocolat chaud, arôme choco-vanille et choco-caramel. Et puis une boîte pour faire des fondants au chocolat. Et un petit sachet de choco-perles bleues/argentées pour confectionner quelques chocos plus tard ! Héhé.



Et en plus, ô romantisme, il a neigé le jour de la St Valentin. Si c'est pas merveilleux ça. En tout cas j'étais ravie, la météo avait encore tout faux et moi j'aime la neige ♥

Aujourd'hui, la neige a lentement fondu et les "Valentine Corner" des grands magasins ont tous disparu. Plus rien au Loft de Shibuya. Adieu les autres chocos que j'étais venue chercher avec une lueur d'espoir encore intacte~~

Et voilà, on est le 15 février, tout est fini...jusqu'à l'année prochaine, ça va de soi...

samedi 12 février 2011

Le jour approche...

Le début de la semaine n'a pas été facile. Petite déprime passagère, fort heureusement, mais persistante pendant deux jours. Oh, des tracasseries par rapport à "après mes études", "que faire par la suite", tout ça. Oui, je suis facilement stressée par ce genre de choses, et voilà, ça m'a pris la tête au point que j'ai bêtement pleurniché un matin au boulot, alors que je venais quasiment d'arriver. Heureusement, pas un seul client, et a priori seule la sempai qui était à la vente avec moi l'a remarqué sans un mot. Je me suis vite contrôlée, mais elle m'a demandé à la pause midi ce qui m'était arrivé, quand même ! Bon j'ai répondu que ça n'avait rien à voir avec le travail, tout en restant évasive. Et puis ça a fini par passer, je me suis ressaisie. Ne pas trop se tourner vers l'avenir et se concentrer sur le présent. C'est pas simple de suivre à la lettre ces belles paroles, mais c'est nécessaire, hein ?

Bon, pour me changer les idées, un petit tour toute seule du côté de Kagurazaka, près de la gare Iidabashi ! C'est pratiquement au centre de Tokyo, et j'y suis déjà allée il y a trois semaines. J'y suis allée à la base pour acheter une "hamaya", une flèche porte-bonheur qu'on achète au temple ou au sanctuaire le plus proche de chez soi au Nouvel An. Elle offre une protection magique pour l'année entière (la flèche transperce les mauvais esprits qui pourraient envahir le foyer !) selon la croyance. Ils en vendaient il y a trois semaines au Daijingu, dans le quartier d'Iidabashi donc, mais quand j'y suis retournée mercredi les stands de vente étaient fermés et je ne sais donc pas si c'est toujours en vente ou pas...tant pis.
Je me suis consolée en explorant un peu la grande rue en côte de Kagurazaka. Je sens que ça va devenir un de mes endroits préférés de Tokyo. J'y cherchais le "quartier français" dont on m'avait parlé et que je pensais trouver de ce côté de la ville, mais je n'ai rien trouvé. Bon je me suis pas spécialement renseignée avant, j'ai juste arpenté le quartier tranquillement. Je suis passée par de toutes petites rues calmes aux maisons mignonnes. Sans appareil photo pour une fois !
En fait Kagurazaka est bien l'un des quartiers les plus "traditionnels" que j'ai vus à Tokyo. Des restos bien d'ici, des magasins de kimono et de déco traditionnelle...j'en avais rarement vu autant réunis dans un seul quartier ! J'ai vraiment envie de retourner jeter un oeil là-bas ^^. Je suis quand même tombé sur une boulangerie/café "Paul" comme chez nous à Paris ! Même un mercredi, il y avait pas mal de monde. Je me suis pris une délicieuse petite tartelette au chocolat (à 450 yen, il faut le préciser...). Ils font aussi de vrais éclairs au chocolat (à 400 yen...) donc je pense y retourner aussi haha.

Autre semi-grande nouvelle, la météo l'annonçait depuis mardi, mais oui, c'est bel et bien devenu une réalité ! Il a *neigé* à Tokyo. Oui, vous avez bien lu. De la neige, de la vraie, qui recouvre en une minute à peine les vêtements d'une fine couche de flocons blancs. Elle est tombé à gros flocons vendredi toute la journée. Au début elle ne tenait pas du tout, mais en rentrant vendredi soir une fine couche de neige recouvrait les toits, les voitures et l'herbe, mais pas la route heureusement. Ce matin, il a de nouveau neigé pas mal, mais ça n'a pas tenu du tout et ça a été remplacé soudain par une petite pluie qui a tout fait disparaître. En l'espace de quelques heures, le paysage enneigé que je voyais à l'aller depuis le train avait pratiquement complètement changé au retour. Et a priori, on n'est pas près d'avoir de nouveau de la neige avant un moment...
Quel dommage ! Je sens que je vais migrer vers le nord juste pour voir la neige !

Aujourd'hui, au lieu d'aller à la boulangerie comme d'habitude, j'avais un jour de congé pour aller ce matin à l'école primaire où on enseigne le français comme première langue étrangère, dont j'ai déjà parlé précédemment. Avec la prof japonaise, on a commencé à préparer des fillettes de dernière année de primaire à passer l'examen du DELF Prim.
C'était franchement très sympa ! Je trouve que la prof passe parfois un peu trop vite sur les bonnes réponses à donner aux questions type-examen, mais à part ça, observer son cours et y participer était très intéressant. Je n'ai pas vu le temps passer ! Je vais encore avoir l'occasion d'y retourner, et j'ai hâte de continuer à aider ces petites élèves Japonaises à réussir cet examen !!

Allez, demain c'est boulot, et lundi je peux de nouveau faire une bonne grasse matinée~~

D'ailleurs, lundi...le 14 février...Oui, vous l'aurez deviné, c'est la St Valentin ! Cela signifie qu'il faut absolument que je poste un billet à ce sujet. Ca vaut le détour, la St Valentin dans ce pays !
Autant dire qu'on voit la vie en rose depuis un bon mois et demi. A la prochaine donc !

lundi 7 février 2011

Presque trois mois ?

Voilà le mois de février déjà entamé.

Cela fait précisément deux mois et vingt-deux jours que je suis au Japon. Une période qui me paraît à la fois courte et longue. Je n'ai pas la sensation d'être là depuis longtemps, et pourtant le quotidien défile tranquillement depuis mon arrivée, sans se presser, me donnant l'impression parfois d'avoir toujours vécu ainsi depuis des années.

Cela fait quelques semaines seulement que je travaille à la boulangerie, mais je pense m'être bien habituée maintenant. Du moins, je suis habituée au rythme, aux exigences et à tous les menus détails à répéter chaque jour. J'ai cependant encore du mal à être suffisamment efficace. Je suis encore un peu trop lente, et parfois un peu maladroite. Mais j'espère que d'ici quelques semaines j'aurai trouvé mon propre rythme.

Mercredi dernier j'ai pu revoir Maki, une amie japonaise que j'ai connue quand j'étais en terminale. On s'était vues l'année dernière, en avril. Depuis mon arrivée au Japon en novembre, on avait pas eu une seule occasion de se voir, car Maki est pâtissière, et avec ses horaires de travail et son unique jour de congé par semaine, elle a été très occupée. Mais enfin, enfin, ô joie, mercredi dernier on a pu se voir ! On a joué aux touristes toutes les deux au Hama-Rikyû Onshi Teien, un jardin créé en gagnant des terres sur la baie de Tokyo par le quatrième shogun Tokugawa, aujourd'hui cerné par les immeubles immenses du quartier de Shiodome. On s'est installées sur un banc en haut d'une petite butte d'où le paysage était magnifique malgré le vent relativement froid, et on a discuté, discuté, discuté pendant près d'une heure. On s'est ensuite promenées dans le jardin, on s'est extasiées sur tout et n'importe quoi, mais surtout sur la beauté de l'endroit. Et on s'est promis de revenir lors de la floraison des cerisiers. Après quoi, comme on avait très faim, on est allées jusqu'à Shibuya pour se régaler dans ce qui est en passe de devenir l'un de mes endroits préférés de ce quartier, un café qui s'appelle Silkream (on sert là-bas un fondant au chocolat absolument divin). Et on a achevé cette chouette après-midi par des purikura.
A la fin de la journée, je n'avais presque pas envie de rentrer chez moi. J'avais passé une si bonne journée avec Maki que je ne voulais pas que ça prenne déjà fin. C'est simple, cette fille, je l'adore. Ca fait 5 ans qu'on se connaît maintenant, et depuis le lycée elle n'a pour ainsi dire pas changé. A chaque fois qu'on a pu se revoir durant ces années, j'ai toujours eu l'impression de revenir à mes 17 ans, dans la cour du lycée, avec les mêmes rires et les mêmes discussions animées sur tout et rien. Ce jour-là aussi, on s'est amusées comme des gosses, et voilà, c'était un chouette moment =). De toute façon on a planifié tout un tas de choses à faire ensemble, donc ce n'est pas fini ! D'ici juillet on se reverra souvent, j'espère !

Allez, encore un jour de repos et retour au travail. Sauf que samedi, je ne travaille pas car je vais à l'école primaire où j'étais déjà allée pour une fête de Noël ! On a besoin de mon aide, youpi ^_^ !
En fait il s'agit de préparer des fillettes de cinquième et sixième année de primaire à passer le DELF Prim, un diplôme de français attestant les compétences en français des élèves de primaire qui le passent à l'étranger, ou bien des enfants étrangers nouvellement arrivés en France. D'après la prof que je vais aider, c'est la première fois qu'on fait passer cet examen à des enfants japonais ! J'ai donc hâte de voir comment ça va se passer !

lundi 24 janvier 2011

Changement de vie.

Eh oui, bonne nouvelle, j'ai un petit boulot depuis la semaine dernière. Je travaille dans une boulangerie française gérée par des Japonais à Tokyo. Les premiers jours n'ont pas été faciles, j'étais beaucoup trop stressée. Ca s'est amélioré petit à petit, et je pense que je vais finir par apprécier pleinement ce que je fais...peut-être quand j'aurai enfin réussi à mémoriser les prix de *tous* les pains et pâtisseries en vente dans le magasin. C'est fou le nombre de petites choses à retenir dans une boutique de ce genre. Je pense que je vais faire le récit d'une journée-type un jour, pour montrer un peu ce que ça donne de travailler dans une boulangerie à la française au Japon ^^.

J'ai revu des amis aussi, dont un ami hongkongais de passage à Tokyo une journée seulement. Je lui ai fait visiter quelques uns de mes endroits préférés ici. J'ai ressenti la curieuse sensation d'être parfaitement à l'aise en me baladant dans cette ville. Comme un autre "chez-moi", que je montrais à cet ami presque avec fierté, alors même que je ne suis pas japonaise. Ca prouve peut-être que je commence à me sentir vraiment bien ici. J'ai encore de nombreux mois devant moi, et je compte bien les mettre à profit !

Je vais essayer d'écrire des articles un peu plus souvent et plus détaillés. C'est pourtant pas l'envie qui me manque, donc.....il va falloir se secouer un peu !! ^^

jeudi 6 janvier 2011

Bonne année 2011 !

新年明けましておめでとうございます!

Je suis un peu en retard, il est vrai, mais la période du Nouvel An ici a été riche en événements et je n'avais pas forcément la motivation pour écrire un article ici.
En fait, à chaque fois que je veux écrire ici, je voudrais dire tellement de choses et mettre tellement de photos que je perds systématiquement courage parce que ça prend beaucoup de temps de télécharger les photos de mon Reflex, qui sont en général deux fois plus lourdes que des photos normales. On va donc faire les choses en deux fois : j'uploaderai les photos plus tard.

Revenons très en arrière : ma petite soeur est venue me voir au Japon du 21 au 30 décembre. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça a été mouvementé ! Pour "rentabiliser" cette petite semaine au Japon, on est littéralement allées par monts et par vaux. Et on a eu de la chance que le temps soit toujours au beau fixe, on a pu tout voir ! Les quartiers les plus célèbres de Tokyo, la petite ville de Takasaki à Gunma-ken, Kamakura, le Mont Fuji....on a même eu le privilège de rentrer dans l'enceinte de la demeure impériale à Tokyo, c'est-à-dire la partie interdite d'accès au peuple d'ordinaire, parce que c'était le 23 décembre, jour de l'anniversaire de l'empereur. Bien évidemment, on a fêté Noël ensemble, avec petit repas à la maison, échange de cadeaux, et on est aussi allées voir les illuminations un peu partout en ville.

J'ai découvert par ailleurs que je n'aime plus vraiment les aéroports, ni même y aller. J'y ai accompagné ma soeur le jour de son départ, jusqu'à l'heure de l'embarquement, puis je suis rentrée seule en train jusqu'à la maison. Pendant 9 jours j'avais toujours eu la soeurette avec moi, et je n'ai jamais autant bougé que quand elle était là. Le soir, elle était déjà endormie dans son futon posé au sol quand je rentrais dans la chambre pour dormir à mon tour. Alors évidemment, quand je suis rentrée, ça a été un peu dur. Déjà rien que dans le train c'était pas joyeux, étant toute seule sur ma banquette....mais quand je suis rentrée, le futon était toujours là, mais vide, et les affaires de ma soeur qui envahissaient la chambre auparavant avaient disparu. Alors là, oui, il semble que j'ai la mélancolie facile ces derniers temps, et j'ai eu ce traître sentiment de vouloir rentrer à la maison moi aussi.
Je ne pensais pas que ça pouvait m'arriver avant de partir au Japon, mais le fait est que passer les fêtes de fin d'année loin de ma famille a été plus dur que ce que je croyais.

Bref, les festivités du Nouvel An sont arrivés sans crier gare et j'ai passé un très chouette réveillon tout près de la Tokyo Tower, au Zojoji, un temple où est organisé chaque année un Countdown pour la nouvelle année. C'était très sympa, mais j'ai eu la mauvaise idée de vouloir faire un tour à Shibuya pour voir l'allure des festivités là-bas. Tu parles...quand je suis arrivée là-bas avec les deux amis qui m'avaient accompagnée au temple, le quartier était littéralement devenu une poubelle géante. Des détritus absolument partout, des bris de verre jonchant même le sol du Center-gai, des policiers pour gérer les potentiels débordements, des groupes de jeunes braillards comme pas possible et complètement ivres, bref, la (peut-être?) chouette ambiance des alentours de minuit avait dû bien vite s'effacer. Je suis rentrée au bout d'à peine une demi-heure, il n'y avait rien à voir.
Le 1er janvier, tout autre affaire, c'était repas en famille avec les grands-parents, oncles, tantes et cousins du côté paternel de ma famille d'accueil. Un repas gargantuesque d'osechi, ces plats assez raffinés constitués de très nombreuses sortes de nourriture que l'on mange traditionnellement les premiers jours de l'année. Traditionnellement toujours, les femmes sont censées les préparer plusieurs jours à l'avance, mais il semble qu'on a surtout dégusté des versions commandées toutes prêtes, ce qui n'enlève rien au goût ^^. Et bien sûr, le sacro-saint mochi était de la partie.
L'après-midi s'est écoulé très tranquillement, mais finalement seules quatre personnes se sont décidées à aller faire le "hatsumôde", première prière de l'année à un sanctuaire shintô ou un temple bouddhiste. Pour nous, ce sera le Nishiarai Daishi, temple bouddhiste donc. Une queue assez importante avant de rentrer dans le temple (environ 20 mn d'attente) mais on a pu sans problème faire la fameuse prière (pendant qu'une cérémonie avait lieu dans l'enceinte du temple), tirer les omikuji (prédictions) et faire sonner la cloche pour fêter la nouvelle année.
Le soir, re-grand repas, constitué surtout de crabe (que je n'aime pas, haha...) et des restes d'osechi du midi. La soirée passe aussi tranquillement que l'après-midi, et il est l'heure de rentrer à la maison.

Et c'est fou ce que le changement d'année marque une nouvelle étape pour moi. J'ai rassemblé tout mon courage, et j'ai commencé à chercher un petit boulot, car je vois très bien la ligne droite qui s'inscrit jusqu'à juillet prochain sur le calendrier. Je n'ai de toute façon plus aucune raison de remettre ça à plus tard, et j'ai envie de vivre cette nouvelle expérience au Japon. Je suis motivée et en plus je n'ai pas le choix, donc...^^
La visite à Hello Work n'a rien donné. Ou plutôt, elle a résulté sur un coup de téléphone à une école recherchant un professeur d'anglais. Il s'avère en réalité qu'ils recherchent un professeur capable d'expliquer l'enseignement de l'anglais à des futurs profs d'anglais. Impossible pour moi, donc.
Mais, si la chance me sourit, peut-être qu'une bonne nouvelle pointe le bout de son nez avant la fin de la semaine...

lundi 20 décembre 2010

Histoire de pains et autres sucreries.

Petit traité sur la pâtisserie au Japon. Qui va très vite virer sur les pâtisseries que je préfère ici !

S'il y a bien une chose pour laquelle les Japonais sont doués, c'est l'art de fabriquer des sucreries originales, qui sont pas mauvaises du tout et qu'on a envie d'acheter encore par la suite.

Surtout, ils ont une imagination débordante pour ce qui est du pain, semble-t-il.
Alors évidemment je ne parle pas de ce qu'on trouve parfois dans les supermarchés, et qui est souvent libellé comme フランスパン(furansupan) , ce qu'ils appellent "pain français", car c'est une espèce de version toute molle et sans intérêt de notre sacro-sainte baguette traditionnelle. On dirait même qu'en général on vend du pain assez mou, facile à mastiquer, ici. Même si évidemment, on trouve des vraies baguettes françaises et des pains complets par exemple, dans des boulangeries de style vraiment "français". Cela dit, les bons vrais pains "comme chez nous sont aussi appelés フランスパン !


On trouve évidemment les inventions de longue date, comme par exemple le アンパン(anpan) ou le メロンパン(melonpan). Le "anpan" est un pain fourré à la pâte de haricot rouge sucré (azuki), tandis que le "melonpan", comme son nom ne l'indique pas, n'est que très rarement aromatisé au melon : c'est généralement un pain sucré dont la forme rappelle la peau d'une espèce de melon, le melon canteloup comme on l'appelle par chez nous. Mais bien sûr on peut lui trouver une ribambelle de parfums différents si on cherche bien : fraise, chocolat, melon bien sûr...
Je suis une grande fan du "anpan", car j'adore la pâte de haricot rouge. Tout ce qui est à base de haricot rouge est forcément digne d'intérêt pour moi =D



Mais voilà qu'on tombe sur des pains qui sortent encore plus de l'ordinaire pour la petite occidentale que je suis : le クリームパン(creampan) par exemple. Cette invention diabolique est tout bonnement un pain un peu brioché fourré à la crème pâtissière. Un condensé de sucre pour lequel je me damnerais...
J'adore la crème pâtissière, alors forcément c'est parfait pour moi.
Une variante de ce pain est le チョコパン(chocopan), qui comme son nom l'indique contient une crème...au chocolat. Inutile de préciser que ça aussi, j'aime.

On tombe également sur des pains ronds aromatisés à la fraise, à la banane, à la mangue, au chocolat. Ou bien des pains fourrés à la cacahuète, ou avec un mélange de crème pâtissière et de crème plus ou moins Chantilly. Je note que les Japonais semblent répandre celle-ci dans de très nombreux desserts, et font ainsi souvent moitié-moitié avec de la crème pâtissière. Je ferai l'impasse là-dessus perso, je suis pas du touuut fan de crème Chantilly comme unique fourrage d'un gâteau, c'est lourd et limite indigeste...
Et évidemment, comme les Japonais sont généralement aussi friands de snacks salés, on trouve dans les supermarchés des pains au curry, au katsu, au thon-mayo, à la saucisse-mayo, et tout un tas de dérivés au fromage-quelque chose. Dans les boulangeries japonaises, pas forcément de style français, on sert presque autant de pains sucrées et autres pâtisseries, que de pains composés d'ingrédients salés.


Ce qui est aussi amusant, c'est de voir que chaque événement plus ou moins important inspire une invention nouvelle : par exemple, j'ai testé le korone de Noël et le pain-lapin pour fêter l'année 2011 (année du lapin dans le zodiaque chinois) :



Une autre pâtisserie inventée au Japon, que j'affectionne particulièrement, c'est le コロネ( korone) ou コルネ(korune). Son nom est principalement un dérivé du mot italien "corno" (corne en français). C'est la forme de cette pâtisserie qui explique ce nom. Elle peut être fourrée à la crème Chantilly, à la crème pâtissière ou à la crème au chocolat, par exemple. C'est trop bon !

Et puis si l'on veut quitter les innombrables pâtisseries "à la japonaise" pleines de ces pains farfelus, on peut se tourner vers une valeur sûre traditionnelle : le taiyaki. C'est une pâtisserie bien d'ici, qu'on trouve dans des petites boutiques qui ne vendent que ça, et qui est généralement composée d'une pâte qui ressemble à de la pâte à gaufre, en forme de daurade (le "tai" de "taiyaki" signifie "daurade" en français) fourrée à la pâte de haricot rouge (小倉 : ogura).
Mais pour attirer plus de monde, ce produit s'est depuis quelques temps décliné en d'autres variétés plus "modernes" : crème pâtissière, crème au chocolat, maccha par exemple.


Je pense revenir très prochainement sur ce genre de sujet d'ailleurs, hihi.

(Une fois n'est pas coutume, pour les quatre premières photos, j'ai utilisé des images trouvées sur Google pour illustrer car je manquais de photos de nourriture =D)